Lundi 17 :

            Levé 7h20 !!!

Nouvelle semaine au « jardin initial ». Je vais en classe avec Elysabeth et les enfants de 3 ans. La classe commence par un chœur d’enfants qui répond à la maîtresse qu’il va bien. Après qu’elle ait demandé le temps qu’il fait, voilà qu’ils se mettent à prier Dieu et le remercient pour tout ce qu’il leur donne (produits de la terre,…). Ca fait très bizarre de voire la maîtresse et les enfants faire le signe de croix…

Nous chantons quelques chansons (incompréhensible à mes oreilles) et ferons de la gymnastique de doigts…pour travailler la motricité fine !!!

Les enfants passeront la majeure partie de la matinée à couper des bouts de papier et à en faire des boules pour les coller sur la lettre A prédessinée.

Certains enfants sortent de la classe sans demander et vont faire pipi…dans l’herbe juste devant la classe. Ce sont les toilettes du Pérou !!!

A 10h, un petit gouter s’impose pour tous, suivi à 10h30 de la récréation. Elle durera jusqu’à 11h30. J’essaye d’improviser quelques jeux mais c’est un peu difficile en espagnol. Les enfants et moi décrochons vite…

A 11h30, tous les enfants vont se laver les mains pour aller au « comedor »…

A 12h45, il n’y a plus personne. Tous les enfants sont partis seuls (quelques uns avec leurs parents mais très peu).

L’après-midi à la bibliothèque de nouveaux enfants sont arrivés. En particulier une petite fille Sheila (1 an). Je me suis occupé d’elle car les autres volontaires ne se sentaient pas à l’aise et comme ils savaient que je suis en formation d’éducateurs de jeunes enfants, ils m’ont vite dit que j’étais plus habitué qu’eux !!! Seulement je n’ai pas l’habitude et au début je me suis senti vite dépassé. Mais passé un court instant de doute, je me suis vite senti un peu plus à l’aise. Heureusement qu’il n’y avait qu’une petite de cet âge quand même…

Mardi 18 :

            Après une douche…froide (il paraît que c’est bon pour la peau mais alors ce n’est pas agréable !!!), direction le jardin d’enfant. Je passe la journée avec Melania et les enfants de 4 ans. Tout le monde veut que je vienne dans sa classe…

Après les mêmes rituels habituels, ils travaillent sur le thème de « las ropas » (vêtements). Ils doivent découper une silhouette et l’habiller.

C’est fou la tolérance au bruit que peut avoir cette maîtresse. Il ne me tardait qu’une chose c’était la récréation. Pour faire taire les enfants et faire redescendre le bruit, elle siffle d’une manière super aigüe. Ce qui accentue le bruit, aïe aïe aïe…

L’après-midi à la bibliothèque, pas de nouveaux enfants et pas non plus de moins de 3 ans…

Le soir, nous partirons boire un verre pour fêter le départ de quelques volontaires.

Mercredi 19 :

            Toujours en classe avec les 4 ans et Melania, aujourd’hui se sera prévention alimentaire. En effet, les enfants peuvent être en dénutrition (état pathologique résultant d'apports nutritionnels insuffisants en regard des dépenses énergétiques de l'organisme). La maîtresse leur explique quels sont les aliments sains (patate, riz, pain, …) et les aliments à consommer avec modération (bonbons, coca, …).

 Jeudi 20 :

            Je suis toujours dans la classe des 4 ans et le travail porte toujours sur la prévention de la dénutrition.

Aujourd’hui j’ai remarqué que les enfants viennent embrasser les maîtresses. Celles-ci les serrent dans leurs bras. On ne voit pas ça en France. Ils sont très affectueux entre eux et le montrent.

Les « professoras » m’ont confectionné un dictionnaire de Quechua, c’est compliqué.

L’après-midi à la bibliothèque, il y a de plus en plus d’enfants (20 enfants). Je commence à installer un matelas et à rassembler des livres pour les petits afin de créer l’espace destiné aux enfants de moins de 3 ans.

Ce jour là pas de tout-petits, j’ai donc aidé des grands à faire leurs exercices de math (retour aux sources).

Le soir, j’ai effectué quelques achats : « borradores » (gommes), « tajadores » (taille-crayons) et « gomma » (colle) pour la bibliothèque car il n’y presque pas de matériel.

Vendredi 21 :

            Aujourd’hui en classe avec les 3 ans. Au programme « pagar y pintar » (coller et peindre). Les enfants reçoivent une feuille où il y a un « payaso » (clown) en train de jongler. Ils doivent coller des gommettes sur les ballons et colorier le clown. Seulement il n’y a pas beaucoup de place au « laisser faire » au Pérou. L’imagination des enfants est bloquée car la maîtresse impose les couleurs du dessin. Tous les travaux se ressembleront donc…

A la bibliothèque, c’est rangement car les livres sont un peu en désordre. Elle en avait vraiment besoin.

Un homme est venu, à la bibliothèque, demander si on pouvait lui des donner des cours de français. Je me suis proposé car aucun autre des volontaires ne répondaient. Nous nous donnerons rendez-vous le lendemain sans vraiment savoir dans quoi je m’embarquais.

Samedi 22 :

            Pas du tout motivé pour donner ce cours de français, je me lève néanmoins pour aller au rendez-vous.

J’attends 20 min à la bibliothèque mais toujours personne. Je décide de fermer et si le jeune homme arrivait après c’était tant pis pour lui. Je sais bien que les péruviens ne sont pas ponctuels mais quand même…

J’en profite donc pour faire ma lessive et, ensuite à Andahuaylas, essayer d’envoyer des photos par internet (mais avec une connexion aussi lente je m’arrache les cheveux).

L’après-midi, je suis allé aider Caro à déplacer des pierres dans le jardin de la wawa wasi où elle travaille. Elle aimerait nettoyer cet endroit où les enfants jouent, et y créer un petit jardin…Cool !!!

Le soir nous iront, tous les volontaires, manger un « pollo a la brasa » (poulet à la braise) en ville. Ca fait plaisir de manger autre chose que des patates et du riz. Et puis, rien de tel que de bonnes frites !!! Excellent…

Dimanche 23 :

            Les habitudes commencent à se mettre en place.

Ce sera donc féria (marché d’Andahuaylas) pour acheter fruits et légumes, Adonay (supermarché pour acheter le lait, jus d’orange et viande) et petit tour sur internet…

Le soir, on se croira retourner 50 ans en arrière car il n’y avait plus d’électricité à la casa de Munay Wasi. On se préparera donc le repas à la lueur de bougies…